Fin de l’UAVShow 2018 – quelques observations

Les essais en vol des drones, sur l’aérodrome de Sainte-Hélène, marquaient les dernières heures de l’UAVShow 2018. Ces démonstrations venaient valider les plaquettes des stands.

C’est chose faite, et bien faite.

J’ai pu assister aux vols de Aéromapper / ENGIE, d’Altamétris, d’Air Marine et d’Azur Drones.

Des drones de très longue endurance cartographient un champ en un temps record avec une grande précision grâce au LIDAR (Radar à onde lumineuse), d’autres dont la fameuse livraison de colis par drone (Le projet régionale PELICAN d’Air Marine) sur une structure d’accueil transparente. James Rebours de Cdiscount et Anne-Sophie Didelot pour Air Marine en expliquaient tour à tour les prouesses technologiques nécessaires développées par leurs ingénieurs et l’avenir radieux que la technologie développée par Air Marine allait apporter.  La validation des processus à chaque étape se fait par des essais depuis des mois pour garantir la sureté, la sécurité.

La station d’Azur Drones était également aussi impressionnante. Ce drone de surveillance, est relié au sol par un fil, pour la transmission d’images et d’énergie. Il est utilisé par exemple pour de grandes manifestations.   Je pouvais constater sur grand écran la portée de la caméra et des optiques. Les gendarmes présents sur place se montraient très intéressés : lecture d’une plaque minéralogique à 500m, altitude max du drone filaire :150 m. « En live », le public pouvait compter le nombre de barreaux d’une antenne télécom située à 3 km de là. L’opérateur expliquait au micro que cette solution pouvait détecter une anomalie jusquà 9,5 km !

Et là, bien sûr les gendarmes prennent des photos avec leur smartphone. Après tout, Noël approche 🙂

Enfin voir le « drone Guard » d’Azur Drones/Skeyetech, drone de surveillance autonome, sortir seul de son compartiment, s’approcher de la zone à contrôler « la levée de doute » et revenir se poser toujours seul, sur le plateau de son compartiment avant que celui-ci ne  descende lentement jusqu’à la fermeture complète du toit. J’ajoute que ce drone est aussi  impressionnant, qu’esthétique.

Au salon qui se tenait au Pin Galant à Mérignac, bien plein, l’on croisait de nombreuses nationalités, des costumes 3 pièces aux anciens militaires, des chercheurs, des ingénieurs, … et des journalistes.

Un plateau TV7 restituait, interrogeait et me faisait mettre le doigt sur une nécessité  ou un retard.

C’est aujourd’hui qu’il faut renforcer la filière, avec une forte communication sur le potentiel de la filière drone dans 5 ou 10 ans. François Baffou, directeur de Bordeaux Technowest a su donner, sur France 3, les chiffres actuels de la région et des adhérents de la Fédération.

Mais à l’image des études qu’ont pu financer la Grande-Bretagne et les USA, et commandés notamment auprès de PwC, la filière a besoin de promesses. C’est utile pour les entreprises du secteur et servira de levier auprès des investisseurs, du secteur bancaire, des élus, et du gouvernement.

François Baffou me faisait justement remarquer que ces études coûtaient une petite fortune et qu’une Fédération ne peut pas, seule, la financer.

En outre, l’enterrement des états généraux du drone par la Région Nouvelle Aquitaine ne m’a presque pas surpris.  Il ne s’agit pas de jeter l’anathème sur un élu, mais de regretter que cette puissante opportunité reste négligée, voire bloquée …
Rappelons que des tables rondes, des groupes de travail, des réunions « entre soi », sans doute plus ou moins sous le contrôle de quelques industriels, a conduit la France à adopter le MINITEL.

En quoi les états généraux du drone sont importants ?

Il s’agit de rassembler et sensibiliser tous les acteurs de l’écosystème à créer autour du drone, du taxi-volant, dans le prolongement de l’Urban Air Mobility. Qui sont-ils ?

  • les acteurs de l’immobilier 
  • les acteurs de l’urbanisme
  • les écologistes
  • les juristes 
  • les écoles d’architecture

Sans ces derniers, cela revient à inventer la voiture, en 1905, sans anticiper la construction de routes, d’écoles de conduites, de garages, de station, de code de la route…

Avis aux ministres !

Mais peut-être n’est-ce là que mon doux délire, que tout est sous contrôle, que le ciel français ne sera jamais confisqué par Google, Amazon et Uber, jamais.

Pour autant et pour être certain de ne pas m’égarer et de prendre convenablement le poul de la filière, ou d’une petite partie, j’ai pu laisser des questionnaires à certains stands pour connaître leur perception du secteur, un peu à la façon d’un instantané.

Il est encore possible d’y répondre sur le questionnaire ici


Quoiqu’il en soit, c’était un grand, beau et riche salon européen qui ferme ses portes. Les stands sont rangés, les flyers et plaquettes retournent dans les cartons et tout le monde peut souffler ce week-end.

On attendra lundi pour compter les contacts, les cartes de visites,  les nouveautés de la concurrence, les prospects, les évolutions attendues de la réglementation. Et pourquoi pas voire les prochaines ne fusions heureuses de solutions complémentaires d’une filière, dont certaines ici en Nouvelle Aquitaine, qui a un vrai boulevard devant elle.

Enfin, un grand grand bravo à l’organisation de l’ensemble du salon et des démonstrations, la signalétique, les conférences, l’accueil, tout était réussi et de grande qualité.

Chapeau bas à Bordeaux Technowest, François Baffou son directeur, Nicolas Martin le chef d’orchestre et toutes les équipes de soutien qui oeuvraient pour cette belle manifestation.

Vivement 2020 !

 

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