Et les drones se parleront

Degré d'automatisme des drones

Dans mon précédent article, j’imaginais que pour une bonne circulation des drones dans le ciel,  ceux-ci devaient inévitablement se parler.

En quelle langue parleront les drones ?

Pour se réguler dans le ciel, les drones doivent se détecter mutuellement, s’identifier, et convenir, en se parlant, de la manoeuvre d’évitement cordonnée.

Il faudra définir une fréquence de communication chiffrée, des codes d’identification, de façon plus complète que ce que les fabricants proposent aujourd’hui, ou tout ça, en une fraction de seconde.

Ce que pourrait se dire les drones :

  • je suis un drone commercial de livraison en zone urbaine, de la société X, immatriculé XYZ537. Je vous détecte sur ma route à une altitude similaire. Vous arrivez vers moi à la vitesse de 50 nœuds depuis ma droite. Je calcule une collision probablement dans 45 secondes, avec une précision de 15 pieds.
  • Je suis un drone de livraison urgent de sang, de la société K, immatriculé VWX978. Je confirme vos données et le risque de collision. Merci de descendre de 25 pieds sous mon altitude et virer de 30 degrés sur votre droite. Vous reprendrez votre route et votre altitude, 5 secondes après mon passage à votre verticale.
  • Reçu, j’exécute la manœuvre.
  • Merci bonne route.
  • Toi aussi. Ah, au fait, trop classes tes hélices, j’adore ! C’est les dernières Goldcarbons, on dirait. Tu les as customisées, non ?
  • Exact, cadeau du patron à Noël dernier. Mais pas customisées, non, on n’a pas le droit.
  • Trop de chance quand même ! à bientôt !
  • Pareil !

Ces échanges, au moins les plus sérieux, nécessitent des normes uniques dans plusieurs domaines : un langage international, des codes, une fréquence, une portée minimum des communications, des radars et autres outils de détection, une distance minimum de détection, des processeurs, de nombreuses lignes de code et …. des années de réunions avec les services de l’État, les opérateurs/ fabricants et le monde du numérique. Et enfin, un anneau pour les gouverner tous organisme international pour rassembler tous les interlocuteurs autour de la table, gérer les lobbyistes, et négocier durement, avant 2055, si possible.

Je suis certain qu’une partie de ces besoins sont déjà pris en compte et que les discussions sont en cours mais je suis aussi optimiste sur la contribution que peut, et doit, dès aujourd’hui apporter le numérique à l’élaboration de l’ère des drones bavards.

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