Drone : priorité au plus gros ?

Des règles d'évitement des drones entre eux
Des règles d'évitement des drones entre eux

Les lois dites « lois drones » de 2012 et 2016 encadrent les usages et les catégories de drones, la bande de fréquence pour les télécommander, la formation des pilotes, l’immatriculation, les démarches et déclarations administratives, et une multitude d’interdits d’usage, de survol, … etc.

Ces lois sont complétées par des arrêtés, notamment ceux de 2015 et des décrets d’application toujours attendus pour la loi de 2016. Par ici pour en savoir plus sur le site du ministère compétent 

J’ai interrogé les services de ce ministère compétent, mais sans réponse à ce jour 😉

 

Pour simplifier, le politique vote ces lois, après les avoir élaborées en concertation avec les services de l’État, dont la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), les services du ministère de l’intérieur, des interlocuteurs civils et des opérateurs professionnels.

Une lecture rapide de celles-ci permet de noter un grand nombreux d’interdits, de non autorisations, et de sanctions.

Pourtant, il ne s’agit pas de loi d’interdiction, mais de sécurité. Le ministère de l’intérieur avec ses services de sécurité n’a pas pour mission d’accélérer la croissance mais d’assurer notre sécurité.

loi drone business ou sécurité

En effet, la DGAC ne demande qu’à faire évoluer la réglementation mais pour ce faire, elle doit être sollicitée, délivrer des autorisations et des dérogations temporaires (en accord avec les Préfectures), contrôler et valider les expérimentations.

À l’usage, les règles pourront évoluer dans le bon sens, après les différents retours d’expériences.

Cependant, j’ai le sentiment que nous sommes au début de 1900, lorsque les Maires et les Préfets demandaient à l’État de trancher et d’uniformiser la vitesse des premières automobiles. On était encore loin d’un code de la route, de feux tricolores de croisement, de panneaux de limitation, de signalétique horizontale (peinture sur la chaussée), véhicules prioritaires, etc.

Les cahiers de charges des voitures et autres véhicules n’étaient pas plus au point. Par exemple la hauteur ou la couleur des feux, la dimension des pare-chocs, et les indications obligatoires sur un tableau de bord sont finalement très récents au regard des débuts de l’automobile.

Alors, aura-t-on des feux, des ronds points et des contrôles de vitesse dans le ciel ?

Pour quoi faire. Ces indicateurs de nos bords de route servent aux conducteurs humains embarqués dans les véhicules et aux piétons.

Contrairement au « monde d’en bas », celui de la chaussée, le drone n’a personne à bord aujourd’hui en tout cas pour le piloter, regarder les panneaux, les feux et son tableau de bord.

En étant plus réaliste, j’imagine qu’avec la multiplication des drones et les premiers couloirs aériens, les règles de croisement, de dépassement et les règles d’évitement se poseront naturellement. Essayons d’anticiper.

De même, quel drone devra s’effacer ou se dérouter pour en laisser passer un autre. Un peu à l’image des véhicules de secours pour lesquels les véhicules automobiles doivent faciliter le passage.

Concernant la priorité des drones, les uns envers les autres, je pose un petit tableau, inspiré par le bon sens.

Des règles d'évitement des drones entre eux
Des règles d’évitement des drones entre eux

Seulement pour que ces règles s’appliquent et en considérant que les opérateurs au sol et à distance n’auront pas le temps de réaction nécessaire, ceci implique que les drones s’identifient et communiquent entre eux.


Il conviendra donc catégoriser ces drones, au-delà de l’usage, du poids, de l’endurance, du brevet détenu par son opérateur, ou des scénarios. En l’état actuel les textes législatifs, sont loin des besoins et nouveautés qui arrivent très vite.

drones prioritaires

J’ai hâte de voir un drone avec un gyrophare bleu sous le ventre, traverser mon ciel. Pas vous ?

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